Denis Broliquier présente Lyon Divers Droite !

Denis Broliquier, Maire du 2ème arrondissement de Lyon, poursuivait cette semaine sa tournée de présentation du mouvement qu’il préside, Lyon Divers Droite. Il a ainsi parcouru les 6ème, 2ème et 8ème arrondissements afin de présenter la démarche de LDD, qu’il juge « indépendante et proche du terrain, pragmatique et pour le rassemblement et la victoire de la droite au niveau local et national. » Son objectif est clair : il veut porter une voix alternative au sein de la droite lyonnaise, en vue des élections municipales de 2014, et pourquoi pas pour les législatives de 2012, « si le contexte politique national l’exige ».

Déjà présents aux élections cantonales de mars dernier, Lyon Divers Droite avait réussi à conquérir un siège au Conseil général du Rhône, en la personne de Jean-Jacques David, et ceci au grand désarroi de l’ancien garde des Sceaux Dominique Perben, qui a récemment annoncé qu’il se retirerait de la vie politique en juin. À noter également qu’ils détiennent les deux seules mairies de droite de la ville de Lyon.

Denis Broliquier veut ainsi commencer l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire de son association municipale, qui, explique-t-il, place les valeurs de personnalisme, de liberté et de responsabilité au cœur de sa démarche. Le mot d’ordre ? La proximité ! « Ce n’est pas à Paris de dicter la politique lyonnaise ! », assure-t-il.

Il explique aussi que l’objectif de Lyon Divers Droite est d’apporter une diversité au premier tour, non pas d’handicaper la droite lors des diverses échéances électorales à venir. « La diversité à droite au premier tour amène naturellement les électeurs à se rassembler au deuxième tour. Notre ambition est de rassembler à droite et de ramener aux urnes des électeurs de droite qui ne vont plus voter. »

Pourtant récent, ce mouvement regroupe déjà de nombreux élus du 2ème et du 6ème arrondissement, comme Thierry Mouillac, ainsi que des lyonnais soucieux de s’affranchir de l’UMP et de proposer aux électeurs une nouvelle approche politique. Sûr que le paysage politique lyonnais devra composer avec ce mouvement en pleine expansion !

Le Parc de la Tête d’Or coûte cher !

J’étais hier soir au Conseil d’arrondissement du 6ème, présidé par Jean-Jacques DAVID, le Maire Lyon Divers Droite de l’arrondissement. Au programme, l’accueil d’un nouveau conseiller d’arrondissement d’opposition, Laurent Joffret, ainsi que des votes classiques de dossiers, tels que l’attribution de subventions à des associations et la réhabilitation de certains secteurs du Parc de la Tête d’Or. J’ai d’ailleurs été frappé par la bonne entente qui règne entre les élus de la majorité et de l’opposition, qui réussissent à travailler ensemble dans un esprit républicain. On ne peut hélas pas voir cela partout.

 Les dossiers qui ont le plus retenus mon attention étaient ceux concernant le Parc de la Tête d’Or. En effet, encore ce mois-ci, l’arrondissement a voté plus d’un million d’euros d’investissement pour la réhabilitation de certains éléments de ce parc, « en déshérence » selon Jean-Jacques David.

Celui-ci a en effet expliqué que ce parc, qu’il qualifiait au dernier Conseil municipal de Lyon de « poumon vert de la ville de Lyon », nécessitait des coûts très élevés, que le 6ème arrondissement peinait de plus en plus à assumer. Il a donc sollicité une fois de plus une participation large de la part du Grand Lyon à l’entretien du parc, étant donné que ce dernier ne profite pas qu’aux habitants du 6ème, mais bel et bien à l’ensemble du Grand Lyon. Ce problème fera l’objet d’une question écrite au Conseil municipal de Lyon du 7 novembre prochain.

Enfin, chaque arrondissement vote en ce moment l’attribution de subventions aux associations de commerçants qui organiseront les illuminations de la ville de Lyon, qui dureront environ deux mois. Et du 8 au 11 décembre, Najat Vallaud-Belkacem promet une Fête des Lumières « qui claque ». Le 6ème arrondissement n’a donc pas échappé à la règle en votant plus de 200.000 euros de subventions pour les illuminations et animations.

Lire aussi :
Les Conseils de quartier du 6e vont bien ! par Thierry Mouillac, Maire-Adjoint

Le Maire de Lyon en campagne… présidentielle !

« Si Dominique Strauss-Kahn n’y va pas, je serais candidat aux primaires. » C’est, rappelez-vous, ce que déclarait le Maire de Lyon le 25 mai 2010 à Direct-Matin, voulant ainsi montrer qu’il s’attachait davantage aux idées de DSK qu’à l’homme. Cependant, il ne s’attendait pas à ce que celui-ci soit forcé d’abandonner en si bon chemin.

Il avait donc été obligé de reconsidérer la situation, et ce fut plutôt naturellement qu’il rejoignit François Hollande, renonçant donc à représenter ce courant social-démocrate qui lui était apparemment cher, tout du moins après qu’il eut soutenu Ségolène Royal en 2007.

Et depuis, force est de constater qu’il prend son soutien au favori des primaires socialistes très au sérieux ! En effet, depuis maintenant plusieurs semaines, il n’hésite pas à multiplier les interventions dans la presse, montrant ainsi qu’il compte bien peser dans l’équipe de Hollande. « Je participe chaque mardi à la réunion organisée par son équipe de campagne. Nous sommes douze à former le bureau politique, on discute stratégie et campagne de fond. Je me sens très à l’aise. », expliquait-il à la Tribune de Lyon il y a peu.

En effet, nous l’avons récemment entendu dire, dans l’émission Ca Jazz à Lyon :  « Ministre ? Je suis à la disposition de François Hollande… », sous-entendant fortement qu’il se juge à la hauteur pour un tel poste, cumulant son mandat sénatorial et la mairie de la deuxième ville de France. « S’il doit penser à moi, il sait déjà que je n’abandonnerai pas la mairie de Lyon. S’il pense que c’est compatible, tant mieux. »

A l’approche du second tour des primaires, Gérard Collomb a également pris l’initiative d’écrire un courrier à l’attention de 150.000 lyonnais, les appelant à se « mobiliser pour soutenir François Hollande dimanche prochain », qu’il paiera de sa poche. Michel Havard, leader de l’opposition municipale UMP, n’a d’ailleurs pas tardé à réagir, soupçonnant un conflit d’intérêt, estimant qu’il y a « confusion des genres » dans la gestion de cette primaire. Sans parler de la marche citoyenne qu’il a organisé en plein centre de Lyon ce mercredi, agaçant prodigieusement Michel Havard, estimant que celui-ci occupe l’espace public au détriment des lyonnais.

Alors, que souhaite réellement Gérard Collomb ? Apporter un soutien sincère à ses idées ? Son revirement brusque de DSK à François Hollande, dont la ligne politique n’est pas scrupuleusement identique, peut nous en faire douter. Un ministère ? Il en parle de plus en plus, mais on ne sait toujours pas s’il a évoqué le sujet avec l’intéressé. Quoiqu’il en soit, la « bonne nouvelle » est que malgré ses rêves parisiens, il ne compte pas renoncer à cette belle ville qu’est Lyon !

Les primaires PS ont agité le Conseil municipal

Ce lundi 19 septembre se tenait le Conseil municipal de la Ville de Lyon, réunissant tous les élus lyonnais pour débattre et voter les dossiers municipaux. A noter, le débat portant sur l’organisation de la primaire socialiste, dite primaire citoyenne, à Lyon, qui a enflammé un peu l’hémicycle.

C’est Denis Broliquier, Président de Lyon Divers Droite, qui a lancé les hostilités, en dénonçant le “prix d’ami” que ferait, selon lui, Gérard Collomb au Parti Socialiste, en ne facturant que 2,5 fois moins que les tarifs habituels d’une journée dans un bureau de vote. Sans évoquer le principe même de la primaire, le maire du 2ème arrondissement s’en est pris au régime de faveur que met en place Gérard Collomb pour le Parti Socialiste dans la capitale des Gaules.

Ensuite, ce fut au tour de Michel Havard, chef de file UMP au Conseil municipal, d’interpeller le Maire sur ces questions. Il a relevé quant à lui deux questions primordiales. Tout d’abord, le député s’est indigné que sur 67 bureaux de votes, il y ait 52 écoles qui accueillent le vote socialiste. “Ce n’est pas aux écoles de la République d’accueillir les primaires internes d’un parti, quel qu’il soit !” lance-t-il à Gérard Collomb, baissant la tête et évitant la confrontation avec les élus de l’opposition municipale. Se disant “choqué”, Havard continue en posant sa deuxième question : qui paye ? Reprenant ainsi les propos de son collègue de Lyon Divers Droite, il dénonce le principe selon lequel c’est le contribuable lyonnais qui finance les primaires socialistes, tout en rappelant qu’à Paris, Bertrand Delanoë facture bien 500 euros par jour et par salle au PS quand Gérard Collomb n’en facture que 165€.

A cela, Gilles Vesco, récemment devenu socialiste, a répondu en évoquant l’expression d’une gêne de la part de l’opposition face un procédé démocratique, moderne et osé. Sauf que personne n’a attaqué le principe de la primaire.

Jean-Yves Sécheresse, chef de file socialiste du Conseil, a prolongé le propos de son collègue Vesco, en dénonçant une droite démagogique et lamentable, avide de critiques lorsqu’elle est dépassée par ce procédé démocratique.

Mme Bouzerda, pour les Centristes & Démocrates, a rappelé que sur la forme, cette primaire pouvait laisser des zones d’ombre dans son organisation, mais qu’un processus démocratique ne pouvait qu’être encouragé, entraînant ainsi un vote favorable de son groupe municipal pour ce dossier.

Enfin, le Maire de Lyon a répondu à tous en présentant une circulaire du Ministère de l’Intérieur, autorisant l’utilisation des locaux électoraux habituels pour l’organisation de cette primaire. Il a également prédit que ce processus démocratique serait bientôt utilisé par tous les partis, à commencer par l’UMP.

En conclusion, on voit bien que la primaire socialiste gêne puisqu’elle enflamme toujours autant les débats politiques. Cependant, l’opposition lyonnaise, en les personnes de Denis Broliquier et Michel Havard, n’a pas dénoncé le principe de la primaire, mais bel et bien les mesures concrètes d’organisation de celle-ci à Lyon. A cela, la majorité ne leur a fait que la promotion de leur “processus démocratique révolutionnaire”.

Face à Collomb, la droite lyonnaise joue la carte de la proximité

Depuis maintenant plusieurs mois, la campagne présidentielle bat son plein. Il y a peu, c’est encore Dominique Strauss-Kahn qui était au centre de toutes les atttentions, au point qu’on lui donnait l’Elysée sans élection. Il pouvait, à cette époque, compter sur des soutiens de poids, à commencer par le Sénateur-Maire de Lyon, Gérard Collomb. Depuis ses mésaventures, l’ancien Directeur du FMI se retrouve seul, alors que ses soutiens se dispersent en rejoignant d’autres candidats à la primaire socialiste. Gérard Collomb, lui, n’a pas désenchanté. Sa volonté non-cachée de prendre une place important au sein du prochain gouvernement lui a facilité un revirement brusque en faveur de François Hollande. Pensant Paris, rêvant Paris, le premier magistrat de la capitale des Gaules se voit déjà futur ministre, comme il l’indiquait aujourd’hui dans une interview pour Lyon Mag, restant «à la disposition» de François Hollande pour une telle responsabilité. Petit à petit, notre Maire s’éloigne de Lyon pour gagner des horizons plus prometteurs.

A cela, la droite lyonnaise, emmenée par Michel HAVARD pour l’UMP et par Denis BROLIQUIER pour Lyon Divers Droite, a choisie de lui opposer une politique de terrain. Les deux candidats ont en effet pour point commun de représenter une politique de proximité, à l’écoute des citoyens : des candidats qui n’ont pas peur de s’investir personnellement, un tract à la main et un sourire au visage, au contact des lyonnais, dans nos rues et dans nos quartiers.

Alors que l’UMP tenait récemment ses universités d’été, Michel HAVARD a marqué un nouveau point en préférant rester à Lyon, sa ville, plutôt que de se déplacer pour assister au meeting de la majorité. De plus, l’homme peut compter sur le soutien de son parti, montrant ainsi qu’il réussit à allier une politique de proximité avec la confiance des ténors de la majorité. Nora BERRA elle aussi s’est ralliée, assure-t-elle, au chef de l’opposition municipale. Pour l’instant, tout du moins. Sur Internet, il joue également à fond la carte de la proximité, puisqu’il n’hésite pas à répondre à chaque commentaire ou intention que quelqu’un postera sur son Facebook ou sur son blog, chose toujours appréciée de tous. Au fil des mois, Michel HAVARD marque donc de plus en plus de points face à son concurrent Emmanuel HAMELIN, qui brigue également l’investiture UMP pour les prochaines municipales.

Pour sa part, Denis BROLIQUIER, maire du 2ème arrondissement et Président de Lyon Divers Droite, s’impose désormais comme une force vive dans le champ politique lyonnais. Plus conservateur et catholique que ses adversaires de droite, l’homme incarne une certaine politique de la sagesse et de la proximité, préférant développer ses atouts sur un territoire précis plutôt que de s’étendre là où les enjeux ne lui seraient pas favorables. Détenant les deux seules mairies de droite de la ville ainsi qu’un siège au Conseil général, Lyon Divers Droite rassemble de plus en plus d’élus et de citoyens soucieux de refonder une droite plus traditionnelle et loin des machines politiques telles que l’UMP ou le PS.

Leurs désavantages

Michel HAVARD. Étouffé au sein de nombreux élus de droite dans le Rhône, Michel HAVARD peine encore à se hisser au-dessus de la mêlée et à s’imposer comme le véritable leader pour 2014. Mais à deux ans et demi de l’élection, l’homme a encore le temps de faire son chemin.

Denis BROLIQUIER. Alors qu’il lançait récemment son mouvement Lyon Divers Droite, Denis BROLIQUIER doit encore prendre conscience des enjeux d’une telle élection et par conséquent maîtriser sa communication, désastreuse voire inexistante. De même que pour Michel HAVARD, il peut pour le moment prendre son temps.

Rentrée scolaire mouvementée à Lyon

Article de Lyon Capitale.

École : les nouveautés de la rentrée lyonnaise

Le maire de Lyon a fait le point, lundi 5 septembre, sur l’ouverture de nouveaux selfs dans les écoles lyonnaises et sur les projets d’extensions ou de constructions de nouveaux établissements. L’opposition l’a vivement critiqué.

© Garbit et Blondeau
© Garbit et Blondeau

(Le futur Pôle éducatif de la Confluence)

Près d’un an après la grève des cantinières qui avait longuement affecté le fonctionnement des demi-pensions en 2010 dans les écoles publiques lyonnaises; le maire de Lyon, Gérard Collomb, a mis le paquet cette rentrée pour rassurer les parents.

Lors d’un point presse organisé au pôle enfance Casimir Perrier à Lyon 2e ce lundi, et après avoir distribué deux dossiers de presse d’une vingtaine de pages chacun aux journalistes présents; il a affirmé que « 11 chantiers importants pour les restaurants scolaires» venaient d’être livrés par la Ville de Lyon. Des selfs qui permettent de recevoir « 7% d’enfants en plus » par rapport à l’année dernière ce qui libère donc un peu plus les parents entre midi et deux.

19 autres de ces selfs seront livrés d’ici 2014 pour un coût global de 12,2 millions d’euros à la charge de la Ville.

Le maire a également rappelé ce lundi que 50% des produits servis dans ces selfs aux enfants, tyout comme dans les autres cantines de la Ville, étaient biologiques, contre 20% seulement dans 28 collèges sur 110 du département.

Des bonnes nouvelles qui n’empêchent pas certains points noirs de demeurer cette année. L’oppostion municipale ne s’est pas privée de les rappeler. Michel Havard, député et conseiller municipal UMP, rappelle que « 2 420 élèves – 629 de maternelles (moins de 6ans) et 1 791 d’élémentaires (moins de 10 ans)- faute d’anticipation et de préparation de l’équipe municipale, devront chaque jour faire jusqu’à 8km en car pour pouvoir aller déjeuner. Par exemple, 120 élèves de l’école élémentaire Alix située à Perrache (2e) devront se rendre à l’école Mermoz (8e) par l’un des axes les plus fréquentés de Lyon. On peut facilement imaginer la fatigue et le stress de ces enfants mobiles, et de leurs accompagnateurs, sur un temps normalement dévolu au repos ».

Extensions et constructions neuves dans 5 arrondissements

Le maire de Lyon a également fait le point sur les construction neuves d’écoles ou les extensions « pour faire face à l’augmentation des effectifs dans les quartiers en développement ». Les 2e arrondissement dans la ZAC Confluence, le 7e arrondissement, à proximité du futur parc Sergent Blandan, le 8e arrondissement, dans le secteur du Moulin à Vent et les quartiers de Vaise et de l’industrie dans le 9e sont concernés. Des projets estimés à 99 millions d’euros sur l’ensemble du mandat.

Enfin , deux écoles supplémentaires ont été adaptées cette rentrée pour recevoir un public ou des salariés à mobilité réduite : l’école Lamartine à Lyon 2e et l’école Charial à Lyon 3e. Des travaux qui ont coûté 500 000 euros.

La Ville finance également l’accueil périscolaire des enfants dans les zones jugées non-prioritaires par l’Etat, des études surveillées pour un montant non communiqué. Enfin, elle accompagne le projet de réussite éducative de 699 enfants dans le cadre du Projet de Réussite Educative mis en place par l’Etat.

Restrictions sur l’alcool à Lyon : Broliquier pour « un grand plan de prévention » [Lyon Mag]

Si le maire du 2eme se félicite de l’arrêté municipal interdisant la vente d’alcool à emporter passé 22h, il défend un programme plus ambitieux visant à préserver la jeunesse.

« Réagir c’est bien mais prévenir c’est mieux ! » Denis Broliquier, s’il se réjouit de cette mesure a postériori, aurait préféré que la mairie centrale traite ce problème en amont. « Il y a urgence à accompagner les parents sur cette question (…)  Il faut mettre en place un grand plan de prévention à l’échelle de la Ville et même de l’agglomération », préconise le leader de Lyon Divers Droite. Quitte à « ne pas regarder à la dépense », tant « l’alcool chez les jeunes est devenu un enjeu de santé publique », selon l’élu. Et de proposer d’étendre sa méthode appliqué au 2eme arrondissement à l’ensemble du territoire de Lyon. « Depuis près de 10 ans et avec la Prévention routière, nous accueillons les Lycéens du 2e pour leur faire prendre conscience des dangers de l’alcool, tests et témoignages à l’appui, détaille-t-il. Tous les lycéens de Lyon devraient à minima bénéficier d’une telle formation. »

Berra et Collomb ne passeront pas leurs vacances ensemble [Le Progrès]

Lyon. La secrétaire d’Etat à la Santé se positionne comme l’opposante n°1 au maire de Lyon. Phrases assassines, critiques virulentes et coups politiques : le ton monte.

Elle s’est positionnée comme l’opposante numéro 1 à Gérard Collomb. Eclipsant du coup le candidat officiel à la mairie de Lyon pour l’UMP Michel Havard.

Encore novice en politique il y a quelques années, la secrétaire d’Etat UMP en charge de la Santé a rapidement appris. Dernier « coup » en date, la saisine du ministre de la Justice, Michel Mercier, au sujet de propos tenus il y a un mois par Gérard Collomb lors du dernier comité du Sytral, le syndicat en charge de la gestion des transports en commun lyonnais.

A cette occasion, le maire de Lyon avait publiquement évoqué « le racket » des entreprises qui concourraient pour les appels d’offres dans l’agglomération.

Assez pour que le garde des Sceaux soit saisi au nom du fameux article 40 qui impose aux détenteurs de l’autorité publique de dénoncer les faits de nature délictuelle dont ils auraient connaissance dans le cadre de ses fonctions. Sur le fond, aucune chance pour que le dossier arrive sur le terrain judiciaire. Si le procureur général près la cour d’appel de Lyon, Jean-Olivier Viout, confirme qu’il a bien été saisi par la chancellerie, il ne laisse guère de doute sur l’issue de la procédure compte tenu de la prescription des faits présumés. Car le coup de Berra n’est pas un coup judiciaire, mais bien un coup politique.

Pris entre deux feux, Michel Mercier n’a eu d’autres choix que de saisir le procureur de la République. Ce qui a eu le don de mettre en rogne le maire de Lyon qui, aussitôt la nouvelle apprise, a pris son téléphone pour s’expliquer avec le ministre de la Justice. Une conversation « tendue » rapporte l’un des protagonistes. Pour le maire de Lyon, un coup de canif dans une forme de pacte tacite de non-agression. Gérard Collomb ne cache pas qu’il pourrait garder quelque rancœur à l’endroit de son homologue du département.

Et Nora Berra n’a pas l’intention de changer de stratégie puisqu’elle est en train de gagner, au moins dans son camp, l’image d’une opposante résolue. « Elle sait que dans moins d’un an, elle ne sera plus secrétaire d’Etat confie l’un de ses proches, alors elle ne lâchera rien. Et surtout pas ceux qui l’ont pris pour une idiote ! ».

Candidate aux législatives à Lyon, dans la circonscription détenue par le socialiste Jean-Louis Touraine, Nora Berra ne parle pas de municipales. Elle lancera dès la rentrée, Esprit Neuf, une association politique. Esprit Neuf, comme France 9, le « club » de François Fillon. Neuf, c’est aussi le nombre d’arrondissements à Lyon. Un hasard dit-on…

A la veille des périodes de vacances, une chose est certaine : ces deux-là ne passeront pas leurs vacances ensemble.

Geoffrey Mercier

Ensemble pour Lyon fait le bilan de mi-mandat de Collomb

En avril dernier, le groupe d’opposition municipale Ensemble pour Lyon, emmené par Michel Havard, a publié le bilan de mi-mandat (2008-2011) de Gérard Collomb.

On retrouve donc un fascicule très critique, reprenant les promesses de campagnes et les déclarations du Sénateur-Maire, et expliquant pourquoi, selon eux, la promesse n’a pas été tenue.

Retrouvez le bilan de mi-mandat en cliquant sur l’image

Le Rhône évoque son retrait du Sytral [Lyon Mag]

Le torchon brûle entre le Conseil général du Rhône et le Sytral. Alors que le redéploiement du réseau de bus TCL pourrait oublier Genas, situé hors du périmètre du Grand Lyon, le Département, par la voix de son 1er vice-président Michel Forissier, évoque pour la première fois son retrait du syndicat mixte. Du côté du Sytral, on prépare déjà l’après 2014.Le Sytral , ce sont d’abord 16 élus du Grand Lyon, et 10 élus du Conseil général. Une mixité qui assure théoriquement un déploiement élargi du réseau de transport en commun. Aujourd’hui, son maillage assure la desserte de huit villes hors Grand Lyon, alors que le Département répond à sa compétence transport en commun en développant son réseau hors périmètre de la communauté urbaine.
Mais le projet Atoubus, qui sera mis en place fin août et qui vise à modifier le tracé de certaines lignes du réseau de surface des TCL, pourrait oublier Genas. Impensable pour le 1er vice-président du Département Michel Forissier, malgré un avis de la Chambre régionale des Comptes qui le préconise.
« La méthode, qui consiste à prendre en otage les habitants de Genas est inacceptable, tempête celui qui est aussi secrétaire fédéral de l’UMP du Rhône. En réalité, il s’agit de faire pression sur les élus locaux pour imposer une conception d’organisation du territoire, voulue par des élus non représentatifs des territoires concernés. »
Michel Forissier menace même de tirer des conséquences définitives d’un amoindrissement de l’offre de desserte des TCL à la périphérie du Grand Lyon. « S’il advenait que le SYTRAL mette ses menaces à exécution, dans la même logique, la réponse du Département devra être son retrait du SYTRAL », avance l’élu.
Depuis que le Département a avancé ses velléités d’indépendance du Sytral, lors de sa séance publique de décembre 2010, ses relations avec l’autorité organisatrice des transports en commun sur l’agglomération se décousent doucement mais sûrement. Et même si ce projet de syndicat détaché du Sytral, qui doit lier le Département aux intercommunalités qui souhaitent développer l’offre de transport sur leurs territoires, risque plus de faire l’affaire de zones géographiques en carence que d’handicaper l’institution présidée par Bernard Rivalta.
Du côté du Sytral on réfléchit déjà à 2014, et aux nouveaux partenaires qui pourraient composer la future autorité organisatrice des transports via le prisme des futurs pôles métropolitains.

Collomb préfère la Région, mais compte sur le Département

Si la réforme territoriale voit le jour en 2014, les futurs pôles métropolitains pourraient récupérer la compétence transport. Une configuration qui, si elle ne fait planer aucune menace sur les responsabilités futures du Grand Lyon, pourrait zapper le Conseil général.
Car la desserte ne sera plus réfléchie en terme d’agglomération élargie au Département, mais en terme d’interconnexion des grandes zones urbaines outrepassant les frontières départementales. « Mais  le Département pourrait être partie prenante également, concède Gérard Collomb jeudi au sortir du comité syndical du Sytral qui a vu la réélection à la présidence de Bernard Rivalta jusqu’à 2014. Et développe par l’exemple. « Nous étions en Isère mercredi soir avec Bernard Rivalta pour évoquer le sujet, explique-t-il. Le représentant du Conseil général nous disait qu’il était prêt à s’engager dans un projet plus large. » Impliquant au passage le premier vice-président du Rhône : « Mr Forissier souhaite que le Département y soit également. »
Vissant une lunette plus longue portée, le président du Grand Lyon lance même un appel au Conseil régional. « Je pense également que la Région va jouer un rôle fondamental puisqu’elle s’occupe des TER », rappelle Collomb.
L’ensemble est lié à deux impératifs. Un accord mutuelle entre toutes les institutions potentiellement partie prenante et la mise en place de la réforme territoriale en 2014.

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